L’AOP Pic Saint-Loup s’investit dans des programmes d’expérimentation collective pour adapter les pratiques viticoles au changement climatique. Depuis plusieurs mois, le Labo Vivant contribue aux nouveaux travaux de l’appellation sur la pérennité du matériel végétal de Syrah, cépage phare du territoire, dans le cadre du projet Vinid’Occ porté par l’Université de Montpellier.
Face aux dérèglements climatiques et aux contrastes saisonniers exacerbés en Méditerranée, la préservation du matériel végétal de la vigne est devenue un enjeu majeur. L’AOP Pic Saint-Loup est pleinement engagée dans cette réflexion sur le devenir d’une production viticole de qualité. La place prépondérante de la Syrah, dans ses terroirs comme dans ses assemblages, impose d’anticiper ces questions pour préserver son adéquation avec la nouvelle donne climatique. L’appellation souhaite ainsi accompagner ses vignerons dans cette transition, en leur apportant une meilleure connaissance de ce cépage pour nourrir une réflexion commune.
Le 7 juillet dernier, le Labo Vivant a conçu et animé une rencontre autour de la diversité du matériel végétal et, plus largement, de la résilience des agroécosystèmes viticoles du Pic Saint-Loup. Avec les appuis scientifiques et techniques de l’INRAE, de l’IFV et de la Chambre d’agriculture, la journée a permis de partager et de confronter les expériences et les points de vue des vignerons, et de dégager collectivement des orientations pour la Syrah en Pic Saint-Loup. Un moment convivial, autour d’une dégustation de Syrah d’autres régions, a clôturé des travaux qui se poursuivront au sein du syndicat de l’appellation.







